21 septembre 2001, 10h17... Un hangard de l'entreprise AZF, située dans le sud de la ville de Toulouse, a explosé. En quelques secondes, la ville fut plongée dans le noir. En quelques secondes, la vie s'arrêta, tout la ville s'arrêta. Chacun croyait que "ça avait explosé juste à coté". Après avoir allumé le poste de télé ou de radio, nous avions tous compris: l'Onia, comme on l'appelle à Toulouse, avait explosé. En y passant devant, chacun se disait que cette usine devait exploser, vu son état extérieur. Cette fois, ça y est, c'est fait. Plus d'une trentaine de morts, des milliers de blessés, des centaines de milliers d'habitations touchées. La ville était plongée dans l'apocalypse.
21 septembre 2005, 10h17...
Quatre années sont passées. Tout a changé. La ville s'est embellie, elle est redevenue la ville préférée des français, comme elle était avant. Ô ma très chère ville rose, quid de ta mémoire? Tous les habitants sont encore choqués. Il faut "oublier" dit-on... sans doute. Il est sûr qu'il faut aller de l'avant...Mais l'on ne pourra pas oublier les morts, les dégâts et les sans-logis. Oublier ce qui s'est passé, on ne pourra pas. Le plus important est de garder la Mémoire, de penser aux familles entières qui ont perdu un proche, aux gens qui en ont vu d'autres mourir.
Il n'est pas question pour moi de juger de l'avancement de la procédure judiciaire, d'autres le font pour moi. Il est important de faire son devoir de mémoire, chacun dans son coin ET de manière collective, d'en parler sans juger, mais de ne pas oublier, de ne pas oublier que l'Onia a supprimé directement ou indirectment la vie de dizaines personnes, mais en arrêté aussi beaucoup d'autres... Les toulousains se souviennent de ce 21 septembre...le jour où tout s'est arrêté.
Pierre Lafont pour les Jeunes Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Commentaires