Samedi 20 août 2005
On a malheureusement trop souligné récemment combien le lien entre terrorisme et barbarie était fort. De par sa violence, son inhumanité, sa négation même de la raison, le terrorisme contient en son essence les germes mêmes de la barbarie la plus pure. Pure parce qu incompréhensible, parce que plus quacte de guerre, cette barbarie se projette dans le suicide destiné à tuer des innocents.
Mais si cette barbarie même est injustifiable, la matrice de la terreur se doit, elle, dêtre expliquée et comprise. Il serait vain de condamner à tout va les multiples attentats que connaît aujourdhui le monde sans chercher à comprendre comment et pourquoi des gens trouvent en eux la folie amenant à un acte dhorreur auquel ils ne survivront pas. En ce sens, expliquer ce type dacte en évoquant la «simple » justification du fanatisme radical islamiste ne tiendra pas toujours. Bien sûr, ces gens sont idéologisés, fanatisés et malheureusement, bien entrainés. Pour autant, il faut se garder de toute diabolisation excessive amenant toujours plus rapidement à la thèse du choc des civilisations que lon espère que trop réfutable. A linverse, langélisme politique ne nous mènera nulle part, si ce nest à la faiblesse. Dire, comme on a pu lentendre près du Quai dOrsay, que lon vient de découvrir une loi dairain et quelle repose dans léquation « si des gens soutiennent le terrorisme et agissent ainsi cest parce quon meurt de faim au Moyen Orient » est ainsi dautant plus dangereux. Caricaturale, cette assertion nen est pas moins le reflet dune opinion bien pensante très à la mode, qui voudrait faire croire que lingérence guidée par lidéal de laide humanitaire sauvera le monde de la terreur
Comprendre ces deux extrêmes, cest ainsi réaliser que la lutte contre le terrorisme nécessite désormais une attitude complexe et multiforme, ferme face à la guerre de la peur, compréhensive face aux demandes de fond des sociétés délaissées par le système monde. Car si le premier excès, celui de la diabolisation, mena peut-être à la guerre en Irak, le second, celui de langélisme, ne fera quaffaiblir notre position dans le monde en faisant de la France ce pays où lon soutient tout le monde sans jamais vraiment user de fermeté, si ce nest quand il faut suivre les Nations Unies ou le grand frère américain(!).
Souhaitons donc que la France soit en tête des pays luttant contre le terrorisme, car elle seule pourra, alors que les Américains sont embourbés en Irak, les Anglais occupés à une traque terroriste intérieure et les Allemands en plein remous électoraux, faire valoir la nécessité dune concertation internationale reposant sur deux points. Sur la fermeté et lefficacité coordonnée de nos services de renseignements et daction d'abord ; sur la prise en compte des valeurs humanistes que la France saura mettre en avant, à un moment où elles sont fondamentales pour les pays du Moyen Orient, et plus généralement du tiers-monde. Telle a toujours été notre vocation internationale et diplomatique. Tachons de nous en souvenir.
Mais si cette barbarie même est injustifiable, la matrice de la terreur se doit, elle, dêtre expliquée et comprise. Il serait vain de condamner à tout va les multiples attentats que connaît aujourdhui le monde sans chercher à comprendre comment et pourquoi des gens trouvent en eux la folie amenant à un acte dhorreur auquel ils ne survivront pas. En ce sens, expliquer ce type dacte en évoquant la «simple » justification du fanatisme radical islamiste ne tiendra pas toujours. Bien sûr, ces gens sont idéologisés, fanatisés et malheureusement, bien entrainés. Pour autant, il faut se garder de toute diabolisation excessive amenant toujours plus rapidement à la thèse du choc des civilisations que lon espère que trop réfutable. A linverse, langélisme politique ne nous mènera nulle part, si ce nest à la faiblesse. Dire, comme on a pu lentendre près du Quai dOrsay, que lon vient de découvrir une loi dairain et quelle repose dans léquation « si des gens soutiennent le terrorisme et agissent ainsi cest parce quon meurt de faim au Moyen Orient » est ainsi dautant plus dangereux. Caricaturale, cette assertion nen est pas moins le reflet dune opinion bien pensante très à la mode, qui voudrait faire croire que lingérence guidée par lidéal de laide humanitaire sauvera le monde de la terreur
Comprendre ces deux extrêmes, cest ainsi réaliser que la lutte contre le terrorisme nécessite désormais une attitude complexe et multiforme, ferme face à la guerre de la peur, compréhensive face aux demandes de fond des sociétés délaissées par le système monde. Car si le premier excès, celui de la diabolisation, mena peut-être à la guerre en Irak, le second, celui de langélisme, ne fera quaffaiblir notre position dans le monde en faisant de la France ce pays où lon soutient tout le monde sans jamais vraiment user de fermeté, si ce nest quand il faut suivre les Nations Unies ou le grand frère américain(!).
Souhaitons donc que la France soit en tête des pays luttant contre le terrorisme, car elle seule pourra, alors que les Américains sont embourbés en Irak, les Anglais occupés à une traque terroriste intérieure et les Allemands en plein remous électoraux, faire valoir la nécessité dune concertation internationale reposant sur deux points. Sur la fermeté et lefficacité coordonnée de nos services de renseignements et daction d'abord ; sur la prise en compte des valeurs humanistes que la France saura mettre en avant, à un moment où elles sont fondamentales pour les pays du Moyen Orient, et plus généralement du tiers-monde. Telle a toujours été notre vocation internationale et diplomatique. Tachons de nous en souvenir.
Par Jeunes Radicaux
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Publié dans : jeunesradicaux31
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