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A l’heure ou la crise continue à propos de…on ne sait plus très bien en fait.
La gauche s’est retranchée dans une position qu’il lui plaît d’occuper, celle de la contestation. En effet celle ci a encore demandé aujourd’hui au gouvernement dans chaque questions d’abroger le C.P.E remettant du fait le principe même de la démocratie puisque la loi sur l’égalité des chances a été voté démocratiquement. Il est intéressant et affligeant de constater à quel point le conflit a perdu de son sens. Avant les principaux points de contestations étaient les mêmes que ceux que le président Chirac veut faire modifier ; pourtant la contestation continue : Abroger sinon rien ! Et ainsi remettre en cause les 51 autres articles qui constitue la loi sur l’égalité des chances qui, comme l’a bien dit le ministre sur l’égalité des chances possède des nouveautés auxquelles la gauche n’eut jamais pensé : mise en place strict du c.v anonyme, fortification des instances contre la discrimination…etc.
Aujourd’hui la jeunesse doit choisir : le chômage ou le travail…cela pourrait paraître aisé comme choix pourtant il n’en est rien : la jeunesse est les travailleurs sont confortés dans un assistanat récurant, une volonté accrue de tout avoir sans le moindre effort, mais c’est aussi la société qui le conforte dans une telle position :
Prenons un allocataire du R.M.I, auquel on propose un C.D.D, disons d’un mois, avec une rémunération nette du niveau du S.M.I.C. Le calcul est cruel. S’il accepte l’offre, le R.Miste verra automatiquement ses prestations du trimestre suivant diminués d’au moins la moitié de cette somme. Pour peu qu’il soit aussi bénéficiaire d’une allocation logement et que celle ci subisse également une diminution, ou que d’autres prestations(complément familiaux, allocations de parents isolé, droit aux logements sociaux) soient simultanément réduites, c’est 70 pour cent du gain qui disparaît. En acceptant le poste l’individu ne recevra au final que moins de 200 euros de plus que si il ne travaillait pas. Faible gain en comparaison de la servitude d’un travail à plein temps. De plus il coûte à l’employeur 1220 euros de charges..
Il n’est pas remis ici en question les aides que le gouvernement apporte aux plus démunis, bien au contraire je serais le premier à les défendre mais plutôt la baisse de considération dans le travail et le rabaissement des personnes les plus motivées vers l’inactivité.
Alors que faut t’il faire ? Changer ou contester ?
Henri Conte, personnel du bureau
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