Tels étaient, je crois, les mots du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, pour qualifier un nouveau projet d'envergure, celui de la lutte contre le bruit et des problèmes liés à la nuit. Ce sujet "chaud" à la fin de l'année scolaire 2005 ne devrait pas manquer d'être brulant début septembre.
Revenons sur un constat de faits concernant le centre ville de Toulouse. Grande agglomération urbaine, Toulouse n'en abrite pas moins un "petit village" en son centre ville. Ses quelques 150 000 étudiants, ses rues étroites, sa culture, ses traditions nocturnes festives, son esprit sont autant de facteurs qui rendent difficile une conciliation pourtant nécessaire entre lieux de festivités nocturnes, bruit, et habitations en centre ville. On ne compte plus les problèmes liés au bruit.
Or, il semble bien que si aujourd'hui la majorité municipale se dit prête à agir, c'est pour corriger deux excès tout aussi facheux l'un que l'autre : le plus perceptible, peut être, est celui d'établissements fermant bien trop tard, d'alcool vendu très - trop - tardivement, et donc de nuisances nocturnes inconciliables avec l'exigence d'ordre public de respect des habitants et des habitations. L'autre, moins considéré, est sûrement l'excès de plaintes et de contestations contre ce bruit. Certes, si on peut comprendre que du bruit répété, tous les soirs, contribue à rendre certains endroits et logements "invivables", il faut pourtant comprendre et respecter la tradition festive de notre ville et sa population extrêment nombreuse de moins de 25 ans.
En ce sens, il semble juste de faire respecter des mesures de réglementation, comme celles exigeant la fermeture des bars à 2h par exemple - car il faut bien avouer que ce n'est pas tout le temps le cas. De même, encourager l'arrêt de la vente d'alcool après 23h par exemple peut être une mesure intéressante, même si elle nuira irrémédablement aux petites épiceries de nuit. Et il en va bien sûr de même pour l'augmentation des contrôles d'hygiène dans les établissements de nuit.
En ce sens, si elle semblera "répressive" ou " privative de liberté" à certains, cette politique peut être aussi comprise comme juste :réglementer ne veut pas dire interdire. Au contraire, permettre la cohabitation plus sereine des populations aussi diverses qu'elles puissent être au sein du centre ville de Toulouse constitue un élément majeur dans l'objectif d'améliorer la qualité de vie des toulousains. N'oublions pas l'exemple de la ville de Rennes qui réprimande le fait d'avoir à la main une bouteille après 2h le matin et qui n'hésite pas à vider le centre festif de la ville par la force pour remettre de l'ordre. On ne peut qu'apprécier ici la volonté municipale de trouver un consensus...
Permettre de limiter à partir d'une certaine heure le bruit et les tapages tout en respectant l'atmosphère festive propre à notre ville est un objecif politique courageux et responsable. Espérons donc que notre maire saura continuer dans cette voie avec justesse et compréhension.
Les Jeunes Radicaux 31
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